Le stress allié personnel : mais est-il bon ou mauvais ?

Dans notre imaginaire collectif, le stress est vu comme négatif par défaut. On veut “gérer son stress”, “réduire la pression”, “évacuer le stress”. Mais la réalité est plus nuancée.

Le stress n’est pas intrinsèquement mauvais. Il est même vital. Sans stress, pas de réaction. Pas d’adaptation. Pas de dépassement de soi.

Le vrai sujet, c’est le type de stress, sa durée, et la façon dont on l’interprète.

LE STRESS N’EST PAS LE PROBLEME. C’EST CE QU’ON EN FAIT.

Le rôle des hormones

Pour bien comprendre, il faut savoir ce qui se passe dans le corps.

  • Le cortisol, sécrété par les glandes surrénales, est l’hormone du stress chronique. À petites doses, il mobilise l’énergie. Mais en excès, il use : système immunitaire affaibli, prise de poids abdominale, fatigue mentale.

  • L’adrénaline est libérée pour faire face à une menace immédiate. Elle augmente le rythme cardiaque et la vigilance. C’est le fameux coup de fouet du bon stress… sauf si elle est déclenchée en boucle (open space + deadlines + téléphone = cocktail permanent).

  • La dopamine, elle, est liée à la récompense et à la motivation. Elle peut transformer une situation stressante en défi enthousiasmant, si l’on sent que le but est atteignable.

L’Agence Européenne de Santé Sécurité au Travail dit que le stress est un « déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

Pour que le stress soit l’allié : COMPRENDRE LES DEUX VISAGES DU STRESS

On parle souvent du stress comme s’il n’avait qu’une seule couleur : celle du mal-être, de l’épuisement, de l’urgence permanente. Pourtant, la science est formelle : tout stress n’est pas néfaste. Il existe un bon stress, appelé eustress, et un mauvais stress, appelé distress.

Le bon stress : moteur, levier, allié

Le bon stress est un stimulant naturel. C’est ce que vous ressentez juste avant un challenge : cette montée d’énergie qui mobilise vos ressources.

Il se reconnaît par plusieurs caractéristiques :

  • Il a un début et une fin. Ce n’est pas un état permanent.
  • Il est orienté vers un objectif clair. Par exemple, finir une présentation, parler en public, résoudre une situation difficile.
  • Il déclenche une mobilisation physique et mentale temporaire.
  • Il s’accompagne souvent de motivation, voire d’enthousiasme.
  • Vous avez le sentiment de garder le contrôle.

Par exemple :
Vous êtes en charge d’un événement à organiser. Le timing est serré, mais vous sentez que vous avez les compétences, l’autonomie et les ressources nécessaires. Vous êtes concentré·e, vif·ve, efficace. C’est du bon stress. Il vous aide à performer sans vous épuiser.

Le bon stress “est une réponse adaptative bénéfique, tant qu’elle reste proportionnée et ponctuelle. Elle permet à l’individu de faire face à une situation complexe, puis de revenir à l’équilibre.”

Le mauvais stress : chronique, diffus, épuisant

Le mauvais stress, c’est celui qui s’installe. Il ne vous propulse pas, il vous use. Vous n’êtes plus dans un effort ponctuel mais dans un état de tension permanent. Il devient toxique pour votre corps et votre mental.

Il se manifeste par :

  • Une sensation de flou : vous ne savez plus exactement pourquoi vous êtes tendu·e, mais vous le sentez en permanence.
  • L’impression d’être submergé·e, sans contrôle, avec une charge mentale qui déborde.
  • Une fatigue chronique, même après du repos.
  • Des troubles somatiques : sommeil perturbé, digestion difficile, douleurs musculaires, maux de tête.
  • Un repli émotionnel ou social : irritabilité, isolement, baisse de la motivation.

Par exemple :
Vous recevez 100 mails par jour, vous enchaînez les réunions sans pause, les urgences s’accumulent. Vous dormez mal. Vous ruminez. Le week-end, vous êtes épuisé·e mais incapable de décrocher. Ce n’est plus du stress utile. C’est une usure du système nerveux.

Ce qui fait basculer du bon stress au mauvais stress

La durée, la perception de contrôle, et la récupération sont les trois facteurs clefs :

FacteurBon stressMauvais stress
DuréePonctuel, court termeLong, persistant, sans pause
Contrôle perçuJe choisis / j’agisJe subis / je cours derrière
RécupérationJe souffle après l’effortJe ne décroche jamais

Un même stress, deux trajectoires

Vous pouvez vivre une situation objectivement stressante – comme un gros dossier ou une situation de changement – sans qu’elle vous détruise. Ce qui fait la différence, ce n’est pas la situation elle-même, mais :

  • Votre interprétation de ce qui se passe.
  • Votre capacité à récupérer après l’effort.
  • Votre liberté d’action ou de choix face à ce stress.

C’est ce qui fait du stress un allié personnel, ou un adversaire invisible.

Savez-vous ce qui vous déclenche votre bon ou mauvais stress ? Vous pouvez en parler avec nos coachs

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